Des toreros sont régulièrement conviés dans les établissements scolaires pour y donner des « leçons de tauromachie » ! Pourtant, il n'appartient pas à l’Éducation nationale de promouvoir la corrida, le devoir d’éducation étant incompatible avec l'exaltation de la violence et la banalisation de la cruauté.
« Le temps est venu de prendre en compte l’impact de ce spectacle sur les enfants et les adolescents. Il existe dans la corrida une violence centrale et une souffrance imposées dans le cadre d’un rapport radicalement inégal », affirment, de concert, les spécialistes de l’enfance.

Le 8 février 2008, David Teillet, chef de cabinet de Xavier Darcos, ex-ministre de l'Éducation nationale, a reçu Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida en compagnie de son conseiller technique.
Cette dernière lui a présenté un dossier circonstancié et de nombreux articles de presse mettant en évidence le prosélytisme dont bénéficie la corrida au sein des établissements scolaires ainsi qu'une pétition signée par 9 352 parents d'enfants scoalrisés dans les onze départements pollués...
Quatre jours après cet entretien, David Teillet nous faisait parvenir la copie de la circulaire envoyée aux recteurs des trois régions concernées en leur demandant, entre autres, que « les opérations menées dans les établissements scolaires soient exemptes de tout prosélytisme ». Dont acte !
Depuis lors, l'Alliance Anticorrida intervient dans les écoles, collèges et lycées, pour faire découvrir aux élèves le douloureux visage de la corrida, dans le calme et la modération.

En novembre 2011, deux établissements scolaires se retrouvent dans le collimateur de l'association. Des scènes de corrida ornent en effet les murs des collèges George-Ville à Pont-St-Esprit (30) et Charloun Rieu à Saint-Martin-de-Crau (13). Midi-Libre se fait alors l'écho de nos interventions auprès des directeurs, des recteurs et des inspecteurs des académies concernées. Les murs devraient être repeints prochainement .
Le 5 novembre 2011,la directrice de l'école du Frêche (Landes) invite Thomas Dufau, ancien élève de l'école aujourd'hui matador. Désirant travailler sur l'argumentation et la différence de points de vue, la professeure des écoles demande l'intervention de l'Alliance Anticorrida pour apporter la contradiction aux propos du torero et montrer aux enfants de 8 à 10 ans le douloureux visage de la corrida.
Le débat n'a pas eu lieu car « les élèves ont été témoins du harcèlement auquel certains extrémistes se sont livrés à mon encontre. Si je cède aux pressions d’une poignée d'invididus, la frustration des élèves ne fera que se reporter sur leur fascination pour la corrida. J'ai donc annulé et ouvert, à la place, un débat sur la démocratie bafouée » a écrit l'enseignante à l'association.
Le 10 juin 2011, pendant la feria de Pentecôte, à Nîmes, Claire Starozinski s’est prêtée au jeu des questions-réponses devant soixante élèves du collège Doumergue de Sommières (Gard). Opposée au matador Morenito, la porte-parole de l'association a bataillé deux heures et demie durant, face à un auditoire en majorité acquis à la tauromachie, certains étant même à la limite de l’hostilité. Elle est néanmoins parvenue à capter l’attention des collégiens en dénonçant les sévices infligés aux taureaux et aux chevaux. Elle a décrit la souffrance niée par le milieu taurin, quand elle n’est pas délibérément sublimée, mettant en évidence la cruauté de cette pseudotradition et démontant l’alibi culturel qui est, depuis trop longtemps, le faux nez d’une injustifiable barbarie.
En février de la même année, à Nîmes, un projet pédagogique visant à faire découvrir les traditions régionales, dont la corrida, à l'école élémentaire Édouard-Vaillant s'est transformé en découverte de la Camargue : la faune, la flore et les élevages camarguais, après l'intervention de l'association.
En novembre 2010, un professeur d'espagnol du collège nîmois Emmanuel d'Alzon prévoyait de faire découvrir la corrida aux élèves de sixième avec un torero ! Alertée, Claire Starozinski a saisi Yvan Lachaud, directeur de l'établissement et député aficionado du Gard. Invoquant des « pressions » l’intervention a été supprimée...
En mars 2009, une conférence sur la tauromachie était prévue au lycée Jean-d’Arcet d'Aire-sur-Adour (Landes) en présence de toreros. Saisi par l'association, le proviseur a renoncé et a demandé l'accord des parents pour les élèves qui désireraient y participer dans la soirée. Sur 185 élèves, 9 seulement se sont montrés intéressés. Dans la foulée, le proviseur a convié l'Alliance Anticorrida à intervenir pour « présenter les autres aspects de la corrida ».
La corrida sévit dans onze départements. Les municipalités y voient un atout pour leur commune. Décidez de ne plus alimenter le commerce de la souffrance et faites-le savoir :
Demandez au président du CSA de déplacer l'émission Signes du toro à une heure où les enfants ne seront pas devant la télévision :
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