Les infos - Alliance Anticorrida

01/2012

L'inscription au PCI fait... PSCHITT !

En décembre 2009, l'Observatoire des cultures taurines et l'Union des villes taurines françaises lancent une campagne pour « préserver la "culture taurine" de toutes les attaques dont elle est l'objet »...

En avril 2011, on apprend que la tauromachie aurait été classée au patrimoine culturel immatériel de la France. Le 12 mai, Pierre Lungheretti, conseiller de Frédéric Mitterrand, nous affirme, au cours d'un entretien privé : « cette inscription n’est en aucun cas une décision politique. Il ne s’agit pas d’une labellisation dont pourraient se prévaloir les promoteurs des corridas, c’est un recensement sans valeur qui n'ouvre droit à aucune subvention. ».

L'Alliance Anticorrida s'est néanmoins associée à six grands mouvements de protection animale pour publier une lettre ouverte à Frédéric Mitterrand et huit personnalités, membres d'honneur de l'association, ont fait parvenri au ministre une demande d'annulation du classement.

En septembre, Frédéric Mitterrand nous assure que l’inscription ne constitue en rien une reconnaissance de la part de l’État, une promotion, une mise en valeur ou une protection juridique. C'est un « classement qui n’ouvre droit à aucun concours financier ou subvention et qui reste sans influence sur la législation actuelle ». Mais surtout « cette inscription ne constitue pas la première étape d'une procédure d'inscription au patrimoine culturel de l'humanité que le gouvernement n'entend pas soutenir à l'Unesco.» ! Voir son e-mail ici.

Le 5 janvier 2012, la directrice des affaires juridiques du ministère informe l'Alliance Anticorrida que « cette décision d'inscription n'existe pas » ! ajoutant « aucun acte formel d'inscription n'a été pris par le ministre de la Culture à l'occasion de cet enregistrement. » Raison pour laquelle le tribunal administratif de Paris n'a pas été en mesure de statuer au fond sur notre recours.

Interrogé sur le courrier par l'AFP, le ministre précise « La tauromachie est bien inscrite à l'inventaire du patrimoine immatériel de la France... mais pas au patrimoine » !

Au final, les promoteurs de corrida, qui visaient le patrimoine de l'humanité à l'Unesco ont été pris à leur propre piège, la multiplication de nos démarches ayant contraint les pouvoirs publics à se définir clairement : les spectacles taurins ne bénéficieront pas du taux réduit de la TVA tant attendu et le dossier qui devait être présenté à l'Unesco par nos adversaires restera au fond d'un tiroir !

Des esprits chagrins ont alors violemment mis en doute la véracité de nos informations mais aucun média n'a jugé utile relayer leurs contre-vérités. Car les mots ont un sens et les écrits font foi. C'est pourquoi seuls nos communiqués ont été repris par l'AFP et les médias nationaux. Malgré une malveillance accrue, l'Alliance Anticorrida poursuit son travail, avec rigueur et honnêteté, sans instrumentaliser le public ou attiser sa révolte pour faire rentrer des fonds.

Vous pouvez réagir ici :

Des vidéos retraçant l'historique sont disponibles ici :

10/2011

une personnalité Inattendue...

La dernière livraison des Cent qui font bouger Nîmes est avancée. Midi-Libre consacre une double page aux cent personnalités qui font bouger la ville sous forme d'un trombinoscope. Pour la deuxième fois, Claire Starozinski fait partie de la liste. De quoi alimenter les prochains dîners en ville !

03/2011

Pas de corrida à La Grande-Motte !

Apprenant qu'un projet de corrida impliquant des adolescents était envisagé à La Grande-Motte, l'association a aussitôt réagi par l'envoi d'un communiqué de presse — repris dès le lendemain par Midi-Libre — et d'un courrier au premier magistrat de la station balnéaire.

Grâce aux très nombreuses protestations de nos membres, le maire, Stéphane Rossignol, n'a pas tardé à faire connaître sa réponse : « Nous n'avons ni les structures ni l'antériorité, ni l’histoire. Si Juan Bautista vient faire étalage de son art dans les arènes qui portent son nom, il lui faudra laisser son épée au vestiaire. » Dont acte !

Remerciez-le : dpoujol@lagrandemotte.fr

07/2010

la catalogne interdit les corridas !


Le 28 juillet, la proposition de loi pour l’interdiction des corridas en Catalogne a été débattue et votée, avec 68 voix pour, 55 contre et neuf abstentions. Après l’archipel des Canaries en 1991, la Catalogne devient la deuxième région d’Espagne à interdire la tauromachie ! L’interdiction sera effective à partir du 1er janvier 2012.

Même en France, selon le sondage Ipsos/Alliance Anticorrida du 9 juillet, (voir ci-contre), 71 % des habitants du Gard, département éminemment taurin, avouent qu'ils ne sont « pas attachés aux corridas » !

L'interdiction de la corrida est un combat politique contre un mensonge qui consiste à faire croire qu'une tradition peut légitimer la barbarie. Il appartient maintenant à l'UMP, forte de sa majorité parlementaire, d'inscrire à l'ordre du jour du parlement la proposition de loi « Marland-Gaillard ».

En juin 2007, quarante Français, toutes associations confondues, réunis autour de la même cause, avaient pris place dans le car affrété par l’Alliance Anticorrida pour prêter main forte à nos amis catalans. Dans une ambiance magique, nous avons rallié La Monumental, sous les vivats des badauds, pour faire valoir notre voix contre ces spectacles d’un autre âge fréquentés par un public tourné vers le passé.

Une même voix pour scander « Corrida verguenza »  et « Cataluna antitaurina » dans un seul but : la ratification par le gouvernement de l’abolition de la corrida. Et c'est en ces termes que les responsables de la manifestation nous ont remerciés : « Nous avons participé à l’Histoire et nous pouvons désormais nous rendre au Parlement avec ces images toujours à l’esprit… » Dont acte !

09/2009

action choc pendant la corrida !

L'Alliance Anticorrida et Animaux en péril (Belgique) ont organisé, pour la feria des Vendanges, un coup d'éclat audacieux pendant la corrida du samedi, en déployant, sur les gradins de l'amphithéâtre nîmois, une grande banderole portant un unique mot : « TORTURE ».

D'une seule et même voix, les deux associations internationales, sont clairement entrées en résistance contre la barbarie en affichant, dans les arènes de la plus grande ville tauromachique de France, le souhait de 73 % des Européens : l'abolition des corridas.

La banderole est restée en place pendant plus de six minutes avant d'être arrachée par les agents de sécurité des mains des militants, qui eux, ont su rester dignes et pacifiques. Derrière les huées des spectateurs, on pouvait clairement percevoir des applaudissements...

07/2009

nouvelle ville française anticorrida

Nos campagnes inspirent les élus et certaines municipalités prennent la décision de refuser expressément la barbarie. Après Mouans-Sartoux, Montignac et Bully-les-mines, c'est au tour de Joucou (Aude) à se proclamer anticorrida à la demande de nombreux membres de l'association.

Joucou devient donc, en terre hostile, la quatrième ville française à se déclarer « ville anticorrida et amie des animaux » sous l’impulsion de sa maire, Emmanuelle Fauche.

Vous pouvez la remercier, uniquement par courrier postal.

    Madame le Maire
    Hôtel de Ville
    11140 Joucou

12/2008

Viande : vers l'interdiction ?

Venant soutenir les démarches de l'Œuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA) et de l'Alliance Anticorrida, Albert Jacquard, le célèbre généticien, a saisi le ministre de l’Agriculture, pour l’alerter sur l’existence de viande de taureau de corrida « commercialisée sans aucune mention informative pour le consommateur ».

Un article du 14 août 2008, paru dans Le Point, a en effet révélé que le consommateur lambda pouvait manger ce type de viande à son insu !

Rappelant que « les taureaux subissent de nombreuses intrusions mécaniques pouvant contaminer la carcasse », Albert jacquard met en lumière le fait que la commercialisation de la viande de taureaux de corrida s’affranchit des règles régissant l’hygiène alimentaire.

Le généticien insiste en outre sur son pH très élevé ainsi que sur la présence d’acide lactique dans les cellules musculaires conduisant à une impossibilité de conservation de ce type de viande dans des conditions normales d'utilisation.

Se faisant le porte-parole des deux associations, Albert Jacquard a donc demandé que soit instauré, dans un souci d’information et de protection des consommateurs, un étiquetage mentionnant l’origine de la viande de taureaux de corrida, en attendant l'interdiction de sa commercialisation.

Lire le courrier adressé au ministre.

Lire la question parlementaire.

08/2008

Avignon et Nice disent « Non ! »

Après les campagnes d'affichage 4x3 dans les villes taurines, l'Alliance Anticorrida a réitéré l’expérience pendant tout l’été 2008, que ce soit à Nice ou en plein festival d’Avignon.

Rappelant que la majorité des Français est opposée à la tauromachie et que les trois quarts des Espagnols n'éprouvent plus d'intérêt pour les corridas,l'association a voulu ainsi « sensibiliser le grand public et les touristes au douloureux visage de la corrida », ajoutant qu’ « à l'heure où la France a pris la présidence de l'Europe, l'image d'un animal torturé à mort dans une arène n'est pas compatible avec les valeurs de fraternité et de progrès que véhicule l'Union ».

11/2007

Zippo retire ses références

La marque Zippo proposait à la vente deux modèles de briquets arborant des représentations de corrida.

Une fois encore, l'action de nos membres a porté ses fruits, puisque, le 10 décembre 2007, Zippo a retiré de son catalogue les deux modèles incriminés.
Vous pouvez leur témoigner votre satisfaction et les remercier au moyen du formulaire « Contactez-nous » en page d'accueil de leur site.

11/2007

On n’a pas tout dit…

Le 15 novembre 2007, Laurent Ruquier a souhaité la présence de Claire Starozinski sur le plateau de On n’a pas tout dit pour débattre de la polémique lancée appelant au boycott de l’album de Céline Dion.
Laurent Ruquier et Mustapha se sont focalisés sur Céline Dion, et la bonhomie de Kad a fait le reste ! Défendue par la présidente de l’association, souriante mais non moins ferme sur ses positions, la cause anticorrida a bénéficié, ce soir-là, d’une très grande écoute.

10/2007

Estocade fiscale !



Jean Grenet, député-maire de Bayonne et président du groupe « Tauromachie » à l’Assemblée nationale, aurait trouvé naturel que les corridas soient assujetties à la TVA réduite à 5,5 % au lieu de celle à 19,6 %. Après s’être battu de longues années, il déclarait à la presse, confiant, en février 2005  : « La question est actuellement en cours d’examen dans les services du ministère du Budget. »

Saisi, Jean-François Copé nous confirmait la position de son prédécesseur : « Les toreros ne sont pas considérés comme des artistes Leurs prestations ne concourent pas à des représentations d’une œuvre de l’esprit. » En 2007, son successeur nous confirmait à nouveau la position du ministère du Budget : pas de TVA réduite pour les spectacles de mort !

Réjouissons-nous de voir la loi respectée et non détournée comme à l’accoutumée…

04/2007

Dans l’arène de France…

L’Animal est-il malade de l'Homme ? C’est ainsi que s’est ouvert le débat de L’Arène de France, le 25 avril, sur France 2.
Stéphane Bern avait invité des personnalités anticorrida avec, entre autres, Henri-Jean Servat, Caroline Lanty et Claire Starozinski, face à Simon Casas, organisateur de corridas et Marie Sara, torera à cheval. L’atout principal d’Henri-Jean Servat a sans doute été sa pugnacité. De nombreux signes en ont attesté : une ironie mordante et une vraie colère lorsque les « pro »ont qualifié la corrida d’« art » au même titre que la peinture, la danse ou encore la musique.

À trop vouloir attaquer, à trop renvoyer à ses adversaires des accusations gratuites de mensonge, Simon Casas est allé trop loin. Emporté par son appétit de monopoliser le débat, il s’est égaré dans des tunnels oratoires esthético-mystiques, juxtaposant des sujets que Claire Starozinski mettait un point d’honneur à sectoriser : la souffrance de l’animal, les subventions publiques, les fraudes ou le sort des chevaux toreros…
Quant à Marie Sara, son intervention ne restera pas dans les mémoires. Inexistante, elle n’a pas su s’imposer.
Au final, les défenseurs des animaux sont parvenus à donner une image de dignité et de crédibilité face aux tentatives de déstabilisation et à la mauvaise foi caractérisée des procorrida présents sur le plateau.

04/2006

Pour la première fois, à Arles…

Après la feria de Nîmes, en 2004, l'Alliance Anticorrida a mis en œuvre une vaste campagne d'affichage, à Arles, pour marquer le début de la saison tauromachique. Pendant la semaine de la très médiatique feria pascale, du 12 au 19 avril 2006, quinze panneaux, de quatre mètres sur trois, ont dévoilé la réalité sans fard des spectacles barbares et pour une fois, le grand public a eu le choix entre mensonge et paillettes et la douloureuse réalité !

Le 13 avril au matin, toutes les photos étaient maculées de peinture ! Une illustration saisissante de la mentalité du milieu taurin, au moment où ses dirigeants se posent en victimes pour avoir reçu des lettres, piégées, selon eux, par les anticorrida. Nous avons porté plainte et réaffiché sous protection policière.

07/2008

Démonstration macabre

Un événement conjoint entre l'Alliance Anticorrida et PETA a eu lieu à Nîmes, le 1er juillet, en plein midi.

A demi nus, des banderilles plantées dans le dos, nous avons dénoncé ces spectacles d’un autre âge au pied des arènes de Nîmes.

Malgré la chaleur accablante, la vision macabre a remporté un vif succès auprès des médias, des Nîmois et des touristes. L´émotion était aussi au rendez-vous.

09/2011

le début de la fin ?

Grâce à la pugnacité de l'Alliance Anticorrida et de ses membres, 2010 aura été celle de l’ultime représentation pour Caveirac qui ne fait plus partie de la liste des villages qui accueille Graines de toreros qui n'est qu'un massacre de veaux. La raison l’emporte également à Marboz où le comité des fêtes a capitulé et organise un spectacle équestre. Et de son côté, Carrefour Nîmes a rebattu les cartes puisqu'aucune implication de l'enseigne ni de la galerie commerciale n’ont été constatées pour la feria de Pentecôte.

Ce début de décennie a connu de nouvelles défections : les éditions Itak, Vocable et Vacances bleues, la célèbre marque Yves Rocher, les ciments Calcia ou encore les multinationales Lee Cooper et McDonald’s ont refusé d’associer leur image à celle de la tauromachie. Voir ici.

D’autres les avaient précédés. Dès 1994, Casino et Havas Voyages se détournaient de l’accroche tauromachique. Six ans plus tard, la BNP prenait ses distances, suivie en 2002 par la Banque populaire. L’année d’après, c’était Canal+ et Les Restos du cœur, puis, en 2004, Canon et Eau Écarlate. Pepsico, Easyjet, Zippo et Interflora n’allaient pas tarder à les imiter en 2006, rejoints par Cybercartes en 2009. Enfin, en 2010, Lidl ralliait le cercle des enseignes exemptes de références taurines. De belles avancées pour l'association.

Parallèlement la baisse du nombre de spectateurs dans les arènes se confirme... Pour la feria pascale 2011 à Arles, la fréquentation a chuté de 20 % et à peine un tiers d'arènes pour la corrida de la feria du Riz du dimanche après-midi. À la feria de Nîmes, plus de 117 000 clients ont manqué à l'appel, et à Béziers on a rallongé l’affiche de la feria d’août pour enrayer la chute de 10 % en 2010. Enfin, à Bayonne, les déficits s'accumulent. En 2009, 40 000 euros, en 2010, 92 000 euros et en 2011, Jean Grenet, le maire affirme : « Il y aura un déficit, on ne va pas se mentir ». Tous les organisateurs invoquent la crise.

Et s’il s’agissait simplement d’une prise de conscience irréversible ?

11/2010

Fréjus : mise à mort des corridas !


Depuis 2006, date de la fermeture des arènes pour restauration, l’Alliance Anticorrida n'a eu de cesse d’informer l'ensemble des élus faisant notamment valoir que la majorité des Fréjussiens étaient contre l’organisation de corridas. Des centaines de messages de nos membres les ont incités à reconsidérer la relance de la barbarie dans leur ville. Maintenant la pression, l’Alliance Anticorrida a fini par obtenir une réponse du maire en avril 2010, précisant, contrairement à ses déclarations précédentes, qu’il n’avait pas encore pris de décision...

Le 3 octobre 2010, Élie Brun s'est rangé à nos arguments, déclarant : « J’ai décidé qu’il n’y aurait plus de corridas dans l’amphithéâtre de Fréjus, actuellement en cours de rénovation. Les travaux seront terminés en 2011 pour une facture très lourde, et je ne souhaite pas que des courses de taureaux s’y déroulent désormais. De toute façon, Fréjus n’est absolument pas une ville de tradition taurine. Il faut laisser cela aux autres cités où la tradition existe ».

Les arènes de Fréjus réouvriront mais uniquement pour y donner des spectacles culturels dignes de ce nom. La corrida perd un peu plus de terrain chaque jour et la fin est annoncée.

11/2010

Censure terrifiante !

En septembre 2010, Henri-Jean Servat, membre d’honneur de l’Alliance Anticorrida, apprenait que son spectacle Les Belles Histoires, programmé au casino de Beaucaire fin novembre, était brutalement annulé. Jacques Bourbousson, le maire, invoque un seul motif : « J’ai appris qu’il était contre la corrida. »

Oukase inimaginable et hors sujet, puisque Les Belles Histoires ne concernent pas la tauromachie. Révolté par un tel ostracisme, Christophe André propose de recevoir Henry-Jean Servat dans son restaurant-club Le Coquemar. Bourbousson frappe encore : interdiction cette fois au nom des « règles de sécurité » (malgré le feu vert de la commission ad-hoc). L’association Bords du Rhône accueillera finalement Henry-Jean Servat qui s’est battu, non pour faire de l’argent (les oboles volontaires sont allées à un refuge pour vieux équidés et au CCAS de la ville), mais pour défendre la liberté d’expression et de création.

Une soixantaine d’entre nous ont goûté à la fois au récit captivant des Belles Histoires et au triomphe d’une liberté fondamentale dans une ambiance bon enfant, sans aucun trouble à l’ordre public. Aucun tribunal n’aurait d'ailleurs validé une telle interdiction. Condamné en janvier 2010 pour escroquerie, Jacques Bourbousson cherche-t-il à alourdir son palmarès ?

10/2010

Semi-marathon pour les animaux

Sedan-Charleville, dont la première version remonte à 1906, est la plus ancienne course de ville à ville de France : une ambiance chaleureuse, un public qui ne ménage pas ses encouragements et de nombreuses causes soutenues par les participants.

La 90e édition s’est déroulée le 3 octobre. Katie Timmins, anglaise de 32 ans venant de Cornouailles, représentait l’Alliance Anticorrida. Elle a réalisé un temps de deux heures quarante minutes et cinquante-neuf secondes pour 24 km. Merci à Christelle Gallet, à l’origine du projet qui regroupe des végétariens, et défenseurs des animaux.

07/2010

Les survols de l’association

En 2007, à l'occasion de la feria de Nîmes, l’Alliance Anticorrida avait mis en place une campagne aérienne pour inciter le million de fêtards à fuir les corridas. L’appareil avait survolé le centre et tous les villages de la Communauté d'agglo organisant des corridas avec des adolescents.

 

Durant l'été 2010, tout le littoral, de Cerbère à la frontière italienne, sera la cible de notre message : le 20 juillet de Hyères à Fréjus, le 6 août Port-Camargue à Canet-plage, et le 15 août, des Saintes-Maries- de- la-Mer à Carqueiranne. Au final, 1 000 km seront couverts par des monomoteurs peu polluants, pour un message délivré à quatre millions de vacanciers… Olé !

07/2010

le sondage accablant !


Ce sondage inédit commandé par l'Alliance Anticorrida dans un département éminement taurin (15 arènes) est accablant pour nos adversaires et donne le coup de grâce à la corrida devenue un spectacle à placer hors-la-loi, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes.

Êtes-vous très, plutôt, pas vraiment ou pas du tout attaché à la tauromachie ?

  • Plutôt pas attaché : 26 %
  • Pas du tout attaché : 45 %
  • Plutôt attaché : 18 %
  • Très attaché : 10 %
  • Sans opinion : 1 %

71 % des Gardois affirment ne pas être attachés à la tauromachie, dont 45 % pas du tout.

Êtes-vous favorable ou défavorable aux corridas avec pique, banderilles et mise à mort des taureaux ?

  • Défavorable : 66 %
  • Favorable : 34 %

66 % des sondés se déclarent contre les corridas !

Approuvez-vous ou désapprouvez-vous le fait que l’école de tauromachie et la plupart des corridas reçoivent des subventions de la part des mairies, du conseil général et du conseil régional ?

  • Désapprouve : 61 %
  • Approuve : 38 %
  • Sans opinion : 1 %

Dans une période de restrictions budgétaires et où beaucoup d’efforts sont demandés aux contribuables, 61 % des Gardois se prononcent contre les subventions allouées aux corridas. Nos élus devront bien en tenir compte !

Pour les corridas avec pique, banderilles et mise à mort, êtes-vous favorable à une limitation de l’accès aux arènes pour les enfants de moins de 15 ans ?

  • Pour : 72 %
  • Contre : 27 %
  • Sans opinion : 1 %

72 % de la population souhaite limiter l’accès aux arènes aux enfants. Fer de lance de la protection des mineurs — on se souvient des interdictions obtenues par l’Alliance Anticorrida pour Andy Cartagena (1996), El Juli (1998) et Michelito (2008) —, l’association ne peut que se féliciter d’un tel résultat.

Êtes-vous pour le remplacement des corridas par des courses camarguaises ?

  • Oui : 67 %
  • Non : 33 %

Peu attachés aux corridas, la majorité des Gardois (67 %) ne verraient donc pas d’inconvénient à leur remplacement par des courses camarguaises, sport sans effusion de sang et pour lequel de nombreux aménagements sont mis en place pour respecter l'intégrité de l'animal.

06/2010

Proposition de loi collaborative


Le 9 juin, à l'Assemblée nationale, une proposition de loi collaborative qui vise à supprimer la corrida été présentée par Geneviève Gaillard et Muriel Marland-Militello, respectivement députées PS et UMP.

Malgré les incalculables pressions du lobby taurin et les brimades de leur pairs, les deux élues ont tenu bon, misant sur leur démarche unitaire pour obtenir un vote de l'Assemblée nationale afin d'abolir les corridas qu'elles qualifient de « seules exceptions à la pénalisation des cruautés envers les animaux en France ».

Cette proposition de loi prolonge la première initiative législative de Muriel Marland-Militello visant à supprimer l'alinéa de l'article du code pénal autorisant les corridas et les combats de coqs dans certains endroits. Vous pouvez soutenir les deux élues ici, si vous n'avez pas déjà signé.

02/2010

l'association porte plainte !


Michelito Lagravère a 11 ans et vit au Mexique où aucune loi n’interdit aux enfants de toréer. Il a tué son premier taureau à 6 ans, il en est à 300 à ce jour et possède déjà des cicatrices ! À Fontvieille, le 4 août 2007, après avoir posé plusieurs banderilles à 9 ans, il s’était fait renverser...

« Il y a donc bien mise en danger d’autrui au titre de l’article 223-1 du code pénal » s’est insurgée Claire Starozinski en saisissant la justice lorsque les parents ont voulu produire officiellement l'enfant en France .

Le 1e août 2008, le maire de Fontvieille a annulé une première corrida suivi le lendemain par le préfet à Arles. Par la suite, les spectacles annoncés se sont transformés en une sorte d'Intervilles à l'espagnole et les taureaux de 200  kg (six fois son poids) ont été remplacés par des veaux camarguais de 50 kg. Annoncé en grande pompe sur les affiches, le bébé torero a brillé par son absence le 23 août, à Rion-des-Landes et Cazaubon (Sud-Ouest). Pourquoi le « petit prodige » n’a-t-il pas honoré son engagement ? Pourquoi a-t-il renoncé aux trois spectacles prévus de longue date ? Absence de sang ? Absence de médias ? Absence de cachet ? Ou les trois ? Poser la question, c’est déjà y répondre…

Le 24 janvier 2009 à Mérida (Mexique) l'enfant a été autorisé à tuer six taureaux sous les yeux de sa maman, dans le but de faire homologuer sa tuerie par le livre Guinness des records. Mal leur en a pris puisque son entrée dans le fameux livre a été catégoriquement refusé au motif que « Le Guinness n'homologue aucun record fondé sur les blessures causées à des animaux ou le meutre de ces derniers ».
Voir ici : guinnessworldrecords.com

Le 18 février 2010, l'enquête diligentée deux ans plus tôt suivant son cours, l'Alliance Anticorrida a déposé une plainte pour notamment mise en danger de la vie d'autrui.

Pour mémoire : l’Alliance Anticorrida avait déjà soulevé le scandale des enfants toreros en 1996 et 1997. Une affaire qui s’était soldée par la condamnation de Robert Pilès, directeur des arènes de Nîmes, pour infraction à la législation du travail, et l’interdiction de toréer pour Andy Cartagena et El Juli pendant deux ans

04/2008

Victoire sur un déni de démocratie !

Alors que Luc Ferry, Richard Bohringer, Claude Allègre et Michel Drucker étaient invités au Salon de la biographie de Nîmes, le 26 janvier 2008, Claire Starozinski, chef de file des anticorridas, n’a eu d’autre choix que de présenter ses ouvrages dehors, installée sur une table de camping !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité des passants a évoqué « un déni de démocratie » ajoutant : « ce salon est pourtant subventionné par nos deniers » !

Trois mois après, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, a rendu son avis dictatorial : un « DÉFAVORABLE !! » rageur, manuscrit, souligné et en capitales, faxé à l’association huit jours avant notre assemblée générale qui devait se tenir dans une salle municipale.

L’Alliance Anticorrida a donc assigné la Ville devant le président du tribunal administratif des référés de Nîmes qui a enjoint le maire de mettre à disposition de l’Alliance Anticorrida une salle au jour et à l’heure dite. Une belle victoire sur un déni de démocratie à voir ici !

04/2006

Pas de corridas à Marseille !

Marseille n’a pas connu de corridas depuis 1962. En 1996, l’association Arte y toros est sur le point d’organiser un spectacle, sanglant pour les uns, simulacre de corrida pour les autres. En l’état du flou des articles parus, l’Alliance Anticorrida ne peut demander l’interdiction du spectacle sans risquer d’être déboutée. Elle sollicite alors la désignation d’un huissier pour constater la nature exacte de la manifestation. Le spectacle, manifestement modifié à la dernière minute, fut une capea sur deux taurillons d’une telle faiblesse que les jeunes tortionnaires durent les relever à plusieurs reprises, en les tenant par les cornes.

Équipés de banderilles et de piques à leur entrée dans l’arène, les apprentis toreros avaient revêtu l’habit de lumière. Le fait d’être dans l’obligation d’employer une procédure officielle a éveillé les soupçons dans une ville où un spectacle sanglant serait passible de sanction pénale, car, selon l’arrêté du 20 août 1996, Marseille ne figure pas sur la liste des villes qui peuvent se prévaloir d’une tradition taurine.

Dès 1998, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, écrivait à Claire Starozinski et Andy Salviano, présidente de la SPA Marseille-Provence : « La ville n’a pour le moment été saisie d’aucune demande de manifestation de ce type. Elle saura, lorsque l’occasion se présentera, prendre ses responsabilités et opposer un refus à ce genre de demande. Marseille n'a pas de tradition taurine et nous ne la revendiquons pas.  »

En 2006, à l'occasion des Journées de la protection animale de la SPA Marseille-Provence, Danielle Servant, représentante du maire, a assuré à l'auditoire qu’il n’y aurait aucune corrida à Marseille et qu’un arrêté serait pris chaque année pour interdire toute velléité taurine.

Photo : Andy Salviano et Claire Starozinski

04/2000

L’Alliance Anticorrida gagne !

En 1998, une adhérente de l’Hérault nous écrit :  « Tous les 11 novembre, j’assiste à une drôle de  fête : les jeunes du village font l’acquisition d’un taureau sorti dans les rues avec une corde de plusieurs mètres attachée au cou. Des casseroles ou autres ustensiles y sont parfois accrochés. L’animal parcourt ainsi les rues avec, derrière lui, une horde de jeunes hystériques. La fête terminée, il est conduit à l’abattoir, et la viande est vendue dans les boucheries du village. Il s’agit du « taureau à la corde ». Cette pratique, aussi humiliante que dégradante, est encore en vigueur dans cinq villages de l’Hérault. J’ai alerté la SPA, qui se dit impuissante à agir si aucun acte de cruauté n'est infligé à l’animal. Néanmoins, ce dernier est souvent blessé (membres abîmés, tendons détruits). »

Le soir même, au cours d'un débat qui l'opposait à Henri Laurent, président de l’association des manadiers, Claire Starozinski lui demandt si cette pratique était compatible avec le respect du taureau revendiqué par ses pairs. La réponse fut sans ambiguïté : « À la demande de certains manadiers, le taureau à la corde a été interdit dans le Gard, par un arrêté préfectoral, il y a déjà plusieurs années. »

Dûment saisi, le préfet de l’Hérault a demandé l'instruction d'un arrêté par les services vétérinaires. Mais, devant la pression des élus des villages, il n'a pas donné suite, nous a-t-on confié un an plus tard.

L’Alliance Anticorrida n’abandonne pas la partie pour autant et, le 11 avril 2000, après dix-sept mois de lutte, elle a vu sa victoire se faire jour avec l'arrêté par lequel « le préfet de l’Hérault a décidé d’interdire sur l'ensemble du département le jeu du taureau ou vachette à la corde. Cette pratique comporte un caractère indiscutable de mauvais traitement et d’actes de cruauté envers les animaux. En conséquence, lors des manifestations taurines à caractère traditionnel, les animaux lâchés sur la voie publique ou dans les arènes doivent être libres de toute entrave ».

Depuis lors, les maires des cinq communes concernées n'ont cessé de manifester leur colère, tant dans la rue que par voie de presse. Mais , malgré les pressions et l’intervention de Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez, les préfets tiennent bon !

À leur tour, les juges ont rejeté les requêtes des maires aficionados et de CPNT (Chasse, pêche, nature et traditions), admettant l’intervention volontaire de l’Alliance Anticorrida au procès et considérant « qu’il ressort des pièces produites par l’association que le jeu interdit par l’arrêté préfectoral contesté est constitutif de troubles de nature à compromettre l’ordre public »

Politique et corrida

Le monde politique est, dans sa grande majorité, favorable à la corrida (voir page suivante).

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