Les infos - Alliance Anticorrida

fev. 2010

l'association porte plainte !

Michelito Lagravère a 11 ans et vit au Mexique où aucune loi n’interdit aux enfants de toréer. Il a tué son premier taureau à 6 ans, il en est à 300 à ce jour et possède déjà des cicatrices ! À Fontvieille, le 4 août 2007, après avoir posé plusieurs banderilles à 9 ans, il s’était fait renverser par le taureau…

« Il y a donc bien mise en danger d’autrui au titre de l’article 223-1 du code pénal » s’est insurgée Claire Starozinski en saisissant la justice lorsque les parents ont voulu produire officiellement l'enfant en France .

Le 1e août 2008, le maire de Fontvieille a annulé une première corrida suivi le lendemain par le préfet à Arles. Par la suite, les spectacles annoncés se sont transformés en une sorte d'Intervilles à l'espagnole et les taureaux de 200  kg (six fois son poids) ont été remplacés par des veaux camarguais de 50 kg. Annoncé en grande pompe sur les affiches, le bébé torero a brillé par son absence le 23 août, à Rion-des-Landes et Cazaubon (Sud-Ouest). Pourquoi le « petit prodige » n’a-t-il pas honoré son engagement ? Pourquoi a-t-il renoncé aux trois spectacles prévus de longue date ? Absence de sang ? Absence de médias ? Absence de cachet ? Ou les trois ? Poser la question, c’est déjà y répondre…

Le 24 janvier 2009 à Mérida (Mexique) l'enfant a été autorisé à tuer six taureaux sous les yeux de sa maman, dans le but de faire homologuer sa tuerie par le livre Guinness des records. Mal leur en a pris puisque son entrée dans le fameux livre a été catégoriquement refusé au motif que « Le Guinness n'homologue aucun record fondé sur les blessures causées à des animaux ou le meutre de ces derniers ». Voir ici la satisfaction unanime des internautes du monde entier : guinnessworldrecords.com

Le 18 février 2010, l'enquête diligentée deux ans plus tôt suivant son cours, l'Alliance Anticorrida a déposé une plainte pour notamment mise en danger de la vie d'autrui.

Pour mémoire : l’Alliance Anticorrida avait soulevé le scandale des enfants toreros en 1996 et 1997. Une affaire qui s’était soldée par la condamnation de Robert Pilès, directeur des arènes de Nîmes, pour infraction à la législation du travail, et l’interdiction de toréer pour Andy Cartagena et El Juli pendant deux ans.

mars. 2009

Pas de conditionnement à l'école !

Vendredi 27 mars, une conférence sur la tauromachie devait être organisée au lycée Jean-d’Arcet d'Aire-sur-Adour (Landes), de 14 heures à 16 heures, en présence de jeunes toreros.

Estimant qu'il n'est pas « dans le rôle de l’Éducation nationale d’assurer la promotion de la corrida dans les établissements scolaires, a fortiori quand cela se déroule dans l’enceinte même d’un établissement et pendant le temps de travail » Claire Starozinski a saisi le ministre, le recteur de l’Académie de Bordeaux et l'inspectrice d'Académie. Cette dernière a imposé au proviseur du lycée, de renoncer à cette conférence pendant le temps scolaire et de fournir impérativement l'accord des parents pour les élèves qui désireraient y participer, plus tard dans l'après-midi.

Résultat : sur 185 élèves, 9 seulement se sont montrés intéressés. L’Alliance Anticorrida se réjouit de l'espoir soulevé par cette décision de préserver enfin les plus jeunes de ce qui constitue un encouragement à la cruauté. Dans la foulée, le proviseur du lycée a également convié l'association à intervenir pour : « présenter les autres aspects de la corrida ». Dont acte !

Nov. 2008

GeneviÈve de Fontenay s’implique

Geneviève de Fontenay, présidente du comité Miss France, vient d'écrire aux présidents* des grandes institutions françaises. Se faisant la porte-parole de l’Alliance Anticorrida, elle leur demande de soutenir Muriel Marland-Militello, députée des Alpes-Maritimes, dépositaire d’une proposition de loi pour demander l’abrogation de l’alinéa du code pénal qui autorise les corridas sur le territoire français.

Geneviève de Fontenay a rappelé aux représentants de l’État son « souhait de voir la corrida abolie », qui rejoint celui de plus de 73 % de la population française d’après les derniers sondages (Sofres 2003), et leur demande par conséquent de « tout faire pour que le texte soit inscrit à l’ordre du jour du Parlement afin que les représentants de la nation puissent librement en débattre et donner enfin à notre pays une image un peu plus civilisée aux yeux de ceux qui nous regardent ».

D’autant que le texte de Muriel Marland-Militello a permis de rassembler des parlementaires de toutes sensibilités politiques, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. De plus, à l’heure où le renforcement des pouvoirs du Parlement est mis en avant, se pencher sur un sujet éthique de cette importance serait une mesure forte et appréciée par un grand nombre de nos concitoyens car, martèle la présidente du comité Miss France, « nous savons bien qu’une démocratie fonctionne sur l’expression d’une majorité ».

À ce jour, 62 025 particuliers ont signé pour soutenir cette proposition de loi sur : www.petition-anticorrida.com

*Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher, président du Sénat, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat.

Jui. 2008

Pour une Europe sans corrida ?

En réaction à l’exposition organisée par les aficionados espagnols au Parlement européen à Bruxelles, les 4 et 5 juin vingt-sept mouvements anticorrida se sont rassemblés pour un sommet international de deux jours.

Le 4 juin, à l’intérieur du Parlement, sept spécialistes, dont trois eurodéputés – Caroline Lucas, David Hammerstein et Carl Schlyter –, ont tenu une conférence visant à démanteler, un à un, les arguments couramment avancés par nos adversaires, que ce soit sur le plan économique, écologique, culturel ou politico-social. S’est ensuivie une manifestation statique pour faire valoir la détermination de tous les mouvements présents et l’image d’une lutte qui s’internationalise.

Pendant ces deux jours, l’Alliance Anticorrida est intervenue à plusieurs reprises pour partager ses stratégies et ses propositions avec les associations venues du Portugal, d’Espagne, du Venezuela, du Mexique, de Colombie, d’Allemagne, de Hollande, d’Angleterre, d’Irlande, de Suisse ou d’Équateur.

De leur côté, résolument tournés vers l’avenir, les députés européens nous ont fait la promesse solennelle de continuer la lutte sur tous les plans, en particulier dans le domaine des subventions publiques attribuées aux éleveurs de taureaux de corrida.

Nov. 2007

Zippo retire ses références

La marque Zippo proposait à la vente sur son site Internet deux modèles de briquets arborant des représentations de corrida. Nous n’aimons ni les corridas ni les représentations qui les glorifient.

Une fois encore, l'action de nos membres a porté ses fruits, puisque, le 10 décembre 2007, Zippo a retiré de son catalogue les deux modèles incriminés.
Vous pouvez leur témoigner votre satisfaction et les remercier de leur réactivité au moyen du formulaire « Contactez-nous » en page d'accueil de leur site.

Oct. 2007

Estocade fiscale !



Jean Grenet, député-maire de Bayonne et président du groupe « Tauromachie » à l’Assemblée nationale, aurait trouvé naturel que les corridas soient assujetties à la TVA réduite à 5,5 % au lieu de celle à 19,6 %. Après s’être battu de longues années, il déclarait à la presse, confiant, en février 2005  : « La question est actuellement en cours d’examen dans les services du ministère du Budget. »

Saisi, Jean-François Copé nous confirmait la position de son prédécesseur : « Les toreros ne sont pas considérés comme des artistes Leurs prestations ne concourent pas à des représentations d’une œuvre de l’esprit. » En 2007, son successeur nous confirmait à nouveau la position du ministère du Budget : pas de TVA réduite pour les spectacles de mort !

Réjouissons-nous de voir la loi respectée et non détournée comme à l’accoutumée…

Avr. 2007

Dans l’arène de France…

L’Animal est-il malade de l'Homme ? C’est ainsi que s’est ouvert le débat de L’Arène de France, le 25 avril, sur France 2.
Stéphane Bern avait invité pour l’occasion des personnalités anticorrida avec, entre autres, Henri-Jean Servat, Caroline Lanty et Claire Starozinski, face à quelques taurins parmi lesquels Simon Casas, organisateur de corridas et Marie Sara, torera à cheval. L’atout principal d’Henri-Jean Servat a sans doute été sa pugnacité. De nombreux signes en ont attesté : une ironie mordante et une vraie colère lorsque les « pro »ont qualifié la corrida d’« art » au même titre que la peinture, la danse ou encore la musique.

À trop vouloir attaquer, à trop renvoyer à ses adversaires des accusations gratuites de mensonge, Simon Casas est allé trop loin. Emporté par son appétit de monopoliser le débat, il s’est égaré dans des tunnels oratoires esthético-mystiques, juxtaposant des sujets que Claire Starozinski mettait un point d’honneur à sectoriser : la souffrance de l’animal, les subventions publiques, les fraudes ou le sort des chevaux toreros…
Quant à Marie Sara, son intervention ne restera pas dans les mémoires. Inexistante, elle n’a pas su s’imposer.
Au final, les défenseurs des animaux sont parvenus à donner une image de dignité et de crédibilité face aux tentatives de déstabilisation et à la mauvaise foi caractérisée des procorrida présents sur le plateau.

Pas de corridas à Marseille !

Marseille n’a pas connu de corridas depuis 1962. En octobre 1996, l’association Arte y toros est sur le point d’organiser un spectacle, sanglant pour les uns, simulacre de corrida pour les autres. En l’état du flou des articles parus et en l’absence de tout document officiel manifeste, l’Alliance Anticorrida ne peut raisonnablement demander l’interdiction du spectacle sans risquer d’être déboutée. Claire Starozinski sollicite alors du président du tribunal la désignation d’un huissier pour constater la nature exacte de la manifestation. Le spectacle fut une capea sur deux taurillons d’une telle faiblesse que les jeunes tortionnaires durent les relever à plusieurs reprises, en les tenant par les cornes. Le spectacle avait manifestement été modifié à la dernière minute.

Équipés de banderilles et de piques à leur entrée dans l’arène, les apprentis toreros avaient revêtu l’habit de lumière. Le fait d’être dans l’obligation d’employer une telle procédure a vraisemblablement éveillé les soupçons dans une ville où un spectacle sanglant serait passible de sanction pénale, car, en vertu de l’arrêté préfectoral du 20 août 1996, Marseille ne figure pas sur la liste des villes qui peuvent se prévaloir d’une tradition tauromachique comme Châteaurenard, Istres, les Saintes-Maries-de-la-Mer et Tarascon.

Dès 1998, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, écrivait à Claire Starozinski et Andy Salviano, présidente de la SPA Marseille-Provence : « La ville n’a pour le moment été saisie d’aucune demande de manifestation de ce type. Elle saura, lorsque l’occasion se présentera, prendre ses responsabilités et opposer un refus à ce genre de demande. Marseille n'a pas de tradition taurine et nous ne la revendiquons pas. D’autres villes en Provence ont cette spécificité et par conséquent la possibilité d’organiser ce genre de manifestations. »

En 2006, à l'occasion des Journées de la protection animale de la SPA Marseille-Provence, Danielle Servant, représentante du maire, a assuré à l'auditoire qu’il n’y aurait aucune corrida à Marseille et qu’un arrêté serait à nouveau pris cette année pour interdire toute velléité taurine.

Photo : Andy Salviano et Claire Starozinski

L’Alliance Anticorrida gagne !

En 1998, une adhérente de l’Hérault nous écrit :  « Tous les 11 novembre, j’assiste à une drôle de  fête : les jeunes du village font l’acquisition d’un taureau sorti dans les rues avec une corde de plusieurs mètres attachée au cou. Des casseroles ou autres ustensiles y sont parfois accrochés. L’animal parcourt ainsi les rues, plus affolé qu’autre chose, avec, derrière lui, une horde de jeunes hystériques. La fête terminée, il est conduit à l’abattoir, et la viande est vendue dans les boucheries du village. Il s’agit du « taureau à la corde ». Cette pratique, aussi humiliante que dégradante, est encore en vigueur dans cinq villages de l’Hérault. J’ai alerté la SPA, qui se dit impuissante à agir si aucun acte de cruauté n'est infligé à l’animal. Néanmoins, ce dernier est souvent blessé (membres abîmés, tendons détruits). »

Le soir même, au cours d'un débat qui l'opposait à Henri Laurent, président de l’association des manadiers, Claire Starozinski lui demandt si cette pratique était compatible avec le respect du taureau revendiqué par ses pairs. Car, si l’Alliance Anticorrida ne combat pas la course camarguaise, il en va autrement de toute forme de jeu taurin qui porterait atteinte à l'intégrité de l’animal. La réponse fut sans ambiguïté : « À la demande de certains manadiers, le taureau à la corde a été interdit dans le Gard, par un arrêté préfectoral, il y a déjà plusieurs années. »

Dûment saisi, le préfet de l’Hérault a demandé l'instruction d'un arrêté par les services vétérinaires. Mais, devant la pression des élus des villages, il n'a pas donné suite, nous a-t-on confié un an plus tard.

Et, le dimanche 14 novembre, la traditionnelle course du taureau à la corde est ouverte à 15 heures. Le taureau surgit alors sur la place du village avec, au bout de sa corde, une dizaine de jeunes, eux-mêmes accompagnés d'une véritable marée humaine. Vingt minutes s'écoulent pendant lesquelles le taureau court vers une issue imaginaire pour réapparaître sur la place, à bout de souffle, la horde hurlante derrière lui. Une heure et vingt minutes se sont écoulées…

L’Alliance Anticorrida n’a pas abandonné la partie pour autant et, le 11 avril 2000, après dix-sept mois de lutte, elle a vu sa victoire se faire jour avec l'arrêté par lequel « le préfet de l’Hérault a décidé d’interdire sur l'ensemble du département le jeu du taureau ou vachette à la corde. Cette pratique comporte un caractère indiscutable de mauvais traitement et d’actes de cruauté envers les animaux. La répression de tels actes est prévue à la fois par les dispositions du code pénal (art. 521-1, R 653-1, R 654-1 et R 655-1) et du code rural (art. 276). En conséquence, lors des manifestations taurines à caractère traditionnel, les animaux lâchés sur la voie publique ou dans les arènes doivent être libres de toute entrave ».

Depuis lors, les maires des cinq communes concernées n'ont cessé de manifester leur colère, tant dans la rue que par voie de presse. Le 9 août 2000, ils ont déposé un recours gracieux suivi d’une fin de non recevoir, car, fort des centaines de courriers de remerciements des membres de l’Alliance Anticorrida, le préfet a refusé de rapporter son arrêté… Depuis, malgré les pressions et l’intervention de Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez, les préfets tiennent bon !

À leur tour, les juges ont rejeté les requêtes des maires aficionados et de CPNT (Chasse, pêche, nature et traditions), admettant l’intervention volontaire de l’Alliance Anticorrida au procès et considérant « qu’il ressort des pièces produites par l’association que le jeu interdit par l’arrêté préfectoral contesté est constitutif de troubles de nature à compromettre l’ordre public ».

jan
2010

UNE CORRIDA POUR HAITI !

Comble de l’indécence : Simon Casas, délégataire de service pour la tauromachie à Nîmes, crée, selon lui, « l’événement » en utilisant le drame qui vient de se jouer à Haïti ! Il a demandé à Sébastien Castella, torero vedette, de toréer à Nîmes le 13 mai, afin de verser les recettes de la corrida aux sinistrés. Les médias sont en ébullition et certaines chaînes de télévision évoquent déjà une retransmission en direct. Un coup de pub inespéré pour celui qui se prétend « directeur des arènes de Nîmes »... Car nous ne sommes pas dupes : au-delà du geste, soit disant désintéressé, et qui ne devrait par conséquent souffrir aucune critique, c’est évidemment l’image des sinistrés qui est mise au service de la tauromachie, et non l’inverse. Une tauromachie mal en point, qui tente de redorer son blason, se voulant inattaquable, à défaut d’être indéfendable. En effet, depuis quelques années la désaffection galopante des spectateurs entraîne la suppression de nombreuses subventions publiques, vitales pour voir perdurer les spectacles de mort.

Enfin, sait-on que pour ce type de corrida les taureaux, souvent de « deuxième choix », subissent légalement une amputation à vif des cornes ? Ceux qui souffrent et qui ont besoin de fonds supporteraient-ils de voir les sévices infligés aux taureaux en leur nom ? Il existe pourtant d’autres moyens pour récolter de l'argent et, heureusement, l’immense majorité des français l’a compris depuis belle lurette...

sept
2009

action choc pendant la corrida !

L'Alliance Anticorrida et Animaux en péril (Belgique) ont organisé, pour la feria des Vendanges, un coup d'éclat audacieux pendant la corrida du samedi, en déployant, sur les gradins de l'amphithéâtre nîmois, une grande banderole portant un unique mot : « TORTURE ».

D'une seule et même voix, les deux associations internationales, sont clairement entrées en résistance contre la barbarie en affichant, dans les arènes de la plus grande ville tauromachique de France, le souhait de 80 % des Européens : l'abolition des corridas.

La banderole est restée en place pendant plus de six minutes avant d'être arrachée par les agents de sécurité des mains des militants, qui eux, ont su rester dignes et pacifiques. Derrière les huées des spectateurs, on pouvait clairement percevoir des applaudissements...

juil
2009

nouvelle ville française anticorrida

Nos campagnes inspirent les élus et certaines municipalités prennent la décision de refuser expressément la barbarie. Après Mouans-Sartoux, Montignac et Bully-les-mines, c'est au tour de Joucou (Aude) à se proclamer anticorrida à la demande de nombreux membres de l'association.

Joucou devient donc, en terre hostile, la quatrième ville française à se déclarer « ville anticorrida et amie des animaux » sous l’impulsion de sa maire, Emmanuelle Fauche.

Vous pouvez la remercier, uniquement par courrier postal.

    Madame le Maire
    Hôtel de Ville
    11140 Joucou

juin
2009

NÎMES : mobilisation générale

Omniprésente durant tout le week-end de la feria de Pentecôte à Nîmes, l'Alliance Anticorrida tire un bilan « très satisfaisant » de la tenue de sa table d'informations en plein centre ville et de ses affichages tournants.

 Ainsi, 360 signatures ont été collectées en quatre heures, alors que 268 affiches noires et rouges « Non aux corridas ! » ont été  posées.

France 3, Sud Radio, Midi Libre, La Provence et France Bleu ont couvert les actions tandis que Direct 8 nous a suivis durant trois jours pour un  sujet diffusé le 6 juillet au cours du magazine « Enquête inédite ».

Un seul et unique objectif : tout faire pour éveiller la sensibilité des touristes et des spectateurs afin qu'ils prennent conscience des sévices infligés aux taureaux et aux chevaux dans nos magnifiques arènes, théâtre de tant de spectacles de mort.

 

Déc. 2008

Viande : vers l'interdiction ?

Venant soutenir les démarches de l'Œuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA) et de l'Alliance Anticorrida, Albert Jacquard, le célèbre généticien, a saisi le ministre de l’Agriculture, pour l’alerter sur l’existence de viande de taureau de corrida « commercialisée sans aucune mention informative pour le consommateur ».

Un article du 14 août 2008, paru dans Le Point, a en effet révélé que le consommateur lambda pouvait manger ce type de viande à son insu !

Rappelant que « les taureaux subissent de nombreuses intrusions mécaniques pouvant contaminer la carcasse », Albert jacquard met en lumière le fait que la commercialisation de la viande de taureaux de corrida s’affranchit des règles régissant l’hygiène alimentaire.

Le généticien insiste en outre sur son pH très élevé ainsi que sur la présence d’acide lactique dans les cellules musculaires conduisant à une impossibilité de conservation de ce type de viande dans des conditions normales d'utilisation.

Se faisant le porte-parole des deux associations, Albert Jacquard a donc demandé que soit instauré, dans un souci d’information et de protection des consommateurs, un étiquetage mentionnant l’origine de la viande de taureaux de corrida, en attendant l'interdiction de sa commercialisation.

lire le courrier adressé au ministre.

Lire la question parlementaire.

Aou. 2008

Avignon et Nice disent « Non ! »

Après les campagnes d'affichage 4x3 dans les villes taurinesen de 2004 à 2007, l'Alliance Anticorrida a réitéré l’expérience pendant tout l’été 2008, que ce soit à Nice ou en plein festival d’Avignon.

Rappelant que 73 % de la population française est opposée à la tauromachie et que les trois quarts des Espagnols n'éprouvent plus d'intérêt pour les corridas, la fondatrice de l'Alliance Anticorrida a déclaré vouloir ainsi « sensibiliser le grand public et les touristes au douloureux visage de la corrida », ajoutant qu’ « à l'heure où la France a pris la présidence de l'Europe, l'image d'un animal torturé à mort dans une arène n'est pas compatible avec les valeurs de fraternité et de progrès que véhicule l'Union ».

Il s’agit, une fois encore, de faire prendre conscience aux touristes français et étrangers de la barbarie des corridas et de les inciter à fuir ces spectacles de torture et de mort indignes d’une société civilisée.

Jui. 2008

Démonstration macabre

Un événement conjoint entre l'Alliance Anticorrida et PETA a eu lieu à Nîmes, le 1er juillet, en plein midi.

A demi nus, des banderilles plantées dans le dos, des membres de PETA, soutenus par une quarantaine de nos militants ont dénoncé ces spectacles d’un autre âge au pied des arènes de Nîmes.

Malgré la chaleur accablante, la vision macabre a remporté un vif succès auprès des médias, des Nîmois et des touristes. L´émotion était aussi au rendez-vous.

avril. 2008

Victoire sur un déni de démocratie !

Alors que Luc Ferry, Richard Bohringer, Claude Allègre et Michel Drucker étaient invités au Salon de la biographie de Nîmes, le 26 janvier 2008, Claire Starozinski, chef de file des anticorridas, n’a eu d’autre choix que de présenter ses ouvrages dehors, installée sur une table de camping !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité des passants a évoqué « un déni de démocratie » ajoutant : « ce salon est pourtant subventionné par nos deniers » !

Trois mois après, Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, a rendu son avis dictatorial : un « DÉFAVORABLE !! » rageur, manuscrit, souligné et en capitales, faxé à l’association huit jours avant notre assemblée générale qui devait se tenir dans une salle municipale.

L’Alliance Anticorrida a donc assigné la Ville devant le président du tribunal administratif des référés de Nîmes qui a enjoint le maire de mettre à disposition de l’Alliance Anticorrida une salle au jour et à l’heure dite. Une belle victoire sur un déni de démocratie à voir ici !

Nov. 2007

On n’a pas tout dit…

Le 15 novembre 2007, Laurent Ruquier a souhaité la présence de Claire Starozinski sur le plateau de On n’a pas tout dit pour débattre de la polémique lancée par l’Alliance Anticorrida, appelant au boycott de l’album de Céline Dion.
Laurent Ruquier et Mustapha se sont focalisés sur Céline Dion, et la bonhomie de Kad a fait le reste ! Défendue par la présidente de l’association, souriante mais non moins ferme sur ses positions, la cause anticorrida a bénéficié, ce soir-là, d’une très grande écoute.

Aou. 2007

Les survols de l’association !

À l’occasion de la feria de Nîmes 2007, l’Alliance Anticorrida avait commandé une campagne aérienne dans le Sud, et notamment le centre de Nîmes, pour inciter le million de fêtards qui y viennent chaque année à fuir les corridas. L’appareil a survolé les restaurants et les bars bondés, les Jardins de la Fontaine lors des joutes nautiques, ainsi que tous les villages environnants dans lesquels étaient également organisés des jeux taurins, et même des corridas à Caissargues ! Une action qui a eu un impact énorme, et nombreux sont ceux qui nous ont témoigné leur reconnaissance pour cette initiative.

Les 13 et 14 juillet, c’est tout le littoral, de Cerbère à Antibes, qui a été la cible de notre message, ainsi que dix villes de sang, survolées durant une quinzaine de minutes. D’autres passages ont été réalisés les 14 et 15 août. Au final, 1 000 km ont été couverts par deux petits monomoteurs peu polluants, pour un message délivré à des millions de personnes…

Avr. 2006

Pour la première fois, en Arles…

Après la feria de Nîmes, en 2004, l'Alliance Anticorrida a mis en œuvre une vaste campagne d'affichage, à Arles, pour marquer le début de la saison tauromachique. Pendant la semaine de la très médiatique feria pascale, du 12 au 19 avril 2006, quinze panneaux, de quatre mètres sur trois, ont dévoilé la réalité sans fard des spectacles barbares et pour une fois, le grand public a eu le choix entre mensonge et paillettes et la douloureuse réalité !

Le 13 avril au matin, toutes les photos étaient maculées de peinture ! Une illustration saisissante de la mentalité du milieu taurin, au moment où ses dirigeants se posent en victimes pour avoir reçu des lettres, piégées, selon eux, par les anticorrida.

Nous avons aussitôt porté plainte pour dégradations volontaires et réaffiché sous protection policière.

Politique et corrida

Le monde politique est, dans sa grande majorité, favorable à la corrida (voir page suivante).

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